Centre de démantèlement : DI Environnement à fond de train

Les élus des Savoir-Faire ont accueilli, mardi soir, les dirigeants de Dauphiné-Isolation Environnement, qui a remporté le marché du futur centre de démantèlement ferroviaire de Chalindrey. L’entreprise, qui va investir dix millions d’euros, souhaite s’inscrire dans la durée, au-delà même des onze ans du contrat SNCF.

La signature s’est faite lundi. Deux semaines après l’attribution à la société Dauphiné-Isolation Environnement (DI Environnement) par la SNCF, du contrat de déconstruction de 1 300 voitures Corail sur le site du futur centre de démantèlement de Chalindrey (Le JHM du 23 février), sur onze ans, les dirigeants de l’entreprise familiale de désamiantage ont signé le contrat, lundi, avec la SNCF.

Un investissement de dix millions d’euros
Preuve de leur engagement, le président Frédéric Rosati, le directeur général Hugo Rosati et le responsable qualité Michel Galzin, se sont ensuite rendus, mardi, sur le territoire. Après avoir rencontré le sous-préfet de l’arrondissement de Langres, Jean-Marc Duché, les entrepreneurs se sont présentés mardi soir aux élus de la communauté de communes des Savoir-Faire, au cours d’un conseil communautaire extraordinaire.
Ils ont effectué nombre d’annonces importantes sur le déroulement des années à venir. L’investissement consenti DI environnement se monte à dix millions d’euros. L’usine qui fera 5 000 m² devrait sortir de terre d’ici 19 mois et sera alors immédiatement opérationnelle avec, dans un premier temps, le traitement de 20 voitures sur cinq mois, puis de 130 sur l’année suivante, avant de passer au rythme de croisière de 150 voitures par an.

« Nous auront d’abord 10 mois de préparation du site, en lien avec la communauté des communes, puis une période administrative de neuf mois pour obtenir tous les documents nécessaires, avec en parallèle la construction du site » a expliqué Hugo Rosati. Un directeur de site devrait être recruté d’ici quatre à six mois pour piloter, dès le départ, l’ensemble des opérations. Les délégués communautaires ont été particulièrement séduits par la volonté affichée de DI Environnement de s’inscrire dans la durée, au-delà même du contrat dont ils sont délégataires, Hugo Rosati n’a pas caché que l’objectif affiché était ensuite de racheter le site, au terme de ces onze ans, pour poursuivre son exploitation. « Nous espérons obtenir d’autres contrats avec la SNCF, ou d’autres, de démantèlement et de désamiantage, peut-être même en parallèle du contrat signé » a annoncé le jeune dirigeant.

Investissement stratégique à long terme.
« Pour nous, c’est peut-être le contrat le plus important de l’histoire de notre entreprise », a confié le directeur général qui a une vision à long terme. « Nos concurrents ont déjà un site, une usine sur laquelle s’appuyer. Si ce marché était si important pour nous c’est parce que le site Chalindrey était imposé. Nous partions donc cette fois à armes égales avec nos concurrents. Maintenant nous allons construire cette cuisine pour avoir nous aussi notre site pour de futurs marchés » a décrypté Hugo Rosati.

La stratégie est donc affirmée : DI Environnement entend être là pour longtemps, bien plus que les onze années prévues par le marché signé. À la plus grande joie des élus du territoire. D’autant plus que DI Environnement entends s’appuyer sur les savoir-faire locaux. « Je lance officiellement un appel aux ex-employés de l’ancien centre de démantèlement (NDLR : qui a brûlé en 2016). Nous avons besoin de leur expérience : qu’ils n’hésitent pas à candidater » a lancé Hugo Rosati. Les recrutements se feront dans un an et demi, et entre 30 et 40 emplois seront à pourvoir.

Nicolas Corté

 

Le lourd travail de désamiantage

L’entreprise DI Environnement est spécialisée dans le désamiantage, pour lequel elle utilise, depuis quelques années, des techniques innovantes et révolutionnaires. Le centre de démantèlement de 5000 m² qui sortira de terre à Chalindrey, comprendra plusieurs salles. La première retire de la voiture Corail l’ensemble des éléments non-aimantés. La deuxième, la « salle rouge », permet de traiter de l’amiante selon un processus innovant, « à 100% », a affirmé Hugo Rosati. Il y a enfin le décapage, la finition et la revalorisation de ce qui n’est pas amianté. Les déchets d’amiante, pour leur part, seront conservés au maximum trois mois sur le site, avant d’être redirigés vers un centre d’enfouissement.